
Wizz Air UK a déposé une demande de licence afin d’exploiter des vols entre le Royaume-Uni et les États-Unis. Si elle obtient le feu vert des autorités, la filiale britannique de Wizz Air envisage uniquement des vols charters ponctuels, destinés à transporter des supporters anglais et écossais à l’occasion de la Coupe du monde de football. Aucun lancement de ligne régulière transatlantique n’est envisagé à ce stade, un choix jugé prudent au regard des échecs répétés des compagnies low cost sur ce marché, du Skytrain de Freddie Laker aux ambitions avortées de Norwegian Air sous l’ère Björn Kjös. Ce ne serait toutefois pas une première incursion transatlantique pour le groupe hongrois. En 2024, un appareil de Wizz Air avait été affrété pour transporter le Premier ministre hongrois Viktor Orbán à Washington, à bord d’un Airbus A321XLR. Initialement, Wizz Air comptait s’appuyer sur ce type d’appareil pour développer des liaisons long-courriers vers le golfe Persique puis le sous-continent indien, mais ces projets ont été freinés par des contraintes réglementaires. La compagnie opère néanmoins déjà la liaison Londres Gatwick–Djeddah (6.125 km), une distance supérieure à celle séparant Londres de New York, preuve que le transatlantique est techniquement à sa portée, au moins sur le papier.
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