
La Polynésie française a accueilli près de 240.000 visiteurs sur les dix premiers mois de 2025, un chiffre solide qui masque pourtant un net tassement de l’activité hôtelière. L’effet revenge travel s’est dissipé et la concurrence des meublés touristiques type Airbnb capte une part croissante de la clientèle. Surtout, les perspectives pour 2026 inquiètent : les ventes de billets sont déjà en repli de 3,5 %, pénalisées par le recul du marché américain et la fermeture de certaines liaisons aériennes, comme Papeete–Seattle. La priorité des professionnels : ne plus dépendre uniquement des marchés historiques américains et européens, et accélérer la diversification, notamment vers l’Asie, identifiée comme un fort réservoir de croissance. Sans renier son positionnement haut de gamme, la destination, toujours selon les acteurs touristiques, doit aussi renouveler son discours, en valorisant davantage la culture polynésienne et des expériences différenciantes, au-delà du triptyque plage-lagon-piscine. Un cliché qui a sans doute fait son temps.
LG
