
Pour acheminer les croisiéristes, les compagnies aériennes, comme American Airlines, Delta, United ou British Airways, doivent s’adapter au développement spectaculaire de la croisière dans le monde et de leurs gigantesques bateaux. Aujourd’hui, de nombreux itinéraires doivent être pensés non plus seulement entre villes ou regions, mais autour des ports et des dates de départ et de retour des gros paquebots. C’est une tendance que l’on peut observer dans les aéroports des États-Unis, des Bahamas ou du Mexique, où les pics de départs et d’arrivées coïncident désormais avec les heures qui précèdent les embarquements et suivent les débarquements. Cette tendance dite fly-to-cruise a des effets directs sur l’économie locale : les hôtels voient leurs taux d’occupation bondir en milieu de semaine, les restaurants et les services de mobilité connaissent des fluctuations inédites, et des villes comme Miami, Nassau ou Cozumel réorganisent leurs infrastructures pour capter non seulement le flux maritime, mais aussi terrestre et aérien des touristes. Pour les compagnies aériennes, le défi consiste à adapter fréquences, tailles d’avions et stratégies tarifaires à des schémas qui ne sont plus saisonniers, mais désormais structurés par les calendriers de croisières…
OD
