
Cyril Cousin, le polyvalent du secteur. Tour à tour, il aura exercé des responsabilités dans le tour-operating, Chorus, Vacances Transat et Travel Europe, dans la location de voitures, Avis, et dans le transport aérien, notamment chez Air Transat qu’il dirige pour la France et le Benelux. Encore un de nos invités qui n’emploie pas la langue de bois !
J’aime👍
D’abord, la Tunisie. La Tunisie, c’est mon premier éducateur. Un pays merveilleux qui m’a énormément donné. Je me suis marié à Djerba, j’ai fêté mes 40 ans à Tozeur. C’est un pays qui m’a toujours inspiré une douceur de vivre, une vraie gentillesse des gens, un pays à la fois proche et profondément dépaysant. Je suis parfois un peu agacé de voir que la profession se souvient surtout de la Tunisie pour y organiser de belles conventions. Je trouve qu’elle n’est pas toujours appréciée à sa juste valeur, même si les derniers chiffres montrent un regain d’intérêt. Mon amour pour cette destination est sincère. J’espère qu’elle retrouvera une trajectoire de croissance comparable à celle du Maroc. La situation politique est complexe et, quinze ans après le printemps arabe, beaucoup de Tunisiens ont le sentiment de payer cher leur liberté. J’espère surtout que les jeunes resteront pour construire un avenir meilleur pour ce pays.
Mon deuxième « j’aime », c’est l’automobile. Même si je travaille dans l’aérien, je suis un vrai bagnolard. Aimer l’automobile au XXIe siècle peut paraître un peu daté, mais cela reste pour moi un objet de désir. Elle a émancipé les peuples, permis de découvrir des régions, d’aller plus loin que ce que nos jambes permettaient. Une voiture, c’est une silhouette, un moteur, une émotion. Je ne suis pas un grand fan de la transition électrique, vous l’aurez compris. Le bruit d’un moteur, la courbe d’une carrosserie, l’adrénaline… c’est un vrai plaisir. J’espère que l’industrie automobile saura encore écrire de belles histoires, même si le virage actuel est difficile à négocier en Europe.
Enfin, j’aime profondément l’honnêteté intellectuelle. Les gens authentiques, ceux qui ne trichent pas, qui sont les mêmes dans leur vie privée et dans leur vie professionnelle. Les personnalités à double visage, très peu pour moi. L’honnêteté reste, à mes yeux, la qualité humaine essentielle.
Je n’aime pas👎
Je n’aime pas la galette des rois. Cette semaine entière de frangipane me fatigue. Mettez-moi une fève dans un opéra ou une charlotte aux poires, mais la galette, vraiment, ça me gonfle.
Je n’aime pas non plus le politiquement correct. J’en ai assez de devoir peser chaque mot, comme si parler librement était devenu un sport extrême. On ne dit plus ce qu’on pense, on pense à ce qu’on a le droit de dire. Le CV anonyme, le wokisme, cette idéologie qui prétend inclure tout en excluant ceux qui pensent autrement : tout cela m’agace profondément.
Enfin, ce n’est pas tant un « je n’aime pas » qu’un « je n’aime plus ». Je n’aime plus Paris. La « ville lumière », je ne la reconnais plus. Elle n’imprime plus de tendances, n’est plus un repère. Chaque année, des dizaines de milliers de Parisiens la quittent. La saleté, l’irritabilité ambiante, les tensions permanentes… J’ai aimé cette ville, mais j’y prends de moins en moins de plaisir et j’ai de moins en moins envie de m’y rendre.
OD
