
Le trafic aérien français a franchi en 2025, pour la première fois depuis la pandémie, son niveau d’avant-covid. Cette performance repose largement sur l’international, qui a concentré 85% des flux et progressé de 7,3% par rapport à 2019. À l’inverse, le marché intérieur poursuit sa contraction : le trafic domestique a reculé de 1,5% entre 2024 et 2025 et demeure inférieur de 20,9% à son niveau d’avant-crise. Les professionnels expliquent cette tendance par la concurrence accrue du train sur les grands axes radiaux, le relèvement récent de la fiscalité aérienne, mais aussi par la généralisation des visioconférences et les politiques de sobriété environnementale des entreprises. Les liaisons reliant Paris aux grandes métropoles ont ainsi perdu 29,9 % de passagers depuis 2019. Et avec l’ingénieuse SNCF qui lance des espaces sans enfants dans sa nouvelle classe affaires, on ne voit pas le transport aérien avoir la capacité de reprendre de l’altitude.
LG
