
Le Japon a enregistré 42,7 millions d’arrivées étrangères en 2025, pulvérisant le précédent record de 36,8 millions atteint en 2024. L’affaiblissement du yen contribue à renforcer l’attractivité de l’archipel aux yeux des touristes internationaux. Mais l’heure n’est pas à l’euphorie : le nombre de touristes chinois, en raison de tensions diplomatiques, a en effet plongé en décembre de 45% sur un an : ils n’étaient que 330.000 à visiter le Japon le mois dernier. De quoi alarmer le secteur. De quoi aussi contrarier le gouvernement japonais qui s’est fixé un objectif ambitieux : atteindre 60 millions de touristes étrangers par an d’ici 2030, soit un doublement en moins d’une décennie, au risque d’attiser dans les sites les plus fréquentés de l’archipel le « surtourisme ». Les touristes privilégient en effet en masse certaines périodes, comme celle de la floraison des cerisiers, et une poignée de sites jugés incontournables comme Tokyo, Osaka ou encore l’ex-capitale impériale Kyoto.
LG
