
Ryanair a confirmé de fortes réductions de capacités en Europe à partir de 2026, invoquant la hausse des taxes aériennes, des redevances aéroportuaires et des coûts de contrôle aérien. La compagnie estime que près de 3 millions de sièges pourraient être retirés du marché. En Allemagne, 24 liaisons sont déjà supprimées pour l’hiver 2025/26 (-800.000 sièges), avec des suspensions durables à Leipzig, Dresde et Dortmund. En Espagne, Ryanair enlèvera 1.2 million de sièges durant l’été 2026, ferme sa base de Saint-Jacques-de-Compostelle, abandonne les Asturies et Vigo, et réduit fortement les Canaries, dénonçant la politique tarifaire d’Aena. En France, après la suppression de 25 lignes cet hiver, la compagnie menace de quitter les aéroports régionaux à l’été prochain, malgré la relance annoncée de Bergerac. En Belgique, 20 lignes et un million de sièges disparaîtront de Bruxelles et Charleroi, conséquence directe du doublement de la taxe passager à 10 euros. Le Portugal est également touché, avec l’arrêt total des liaisons vers les Açores (-400.000 passagers/an), Ryanair visant les hausses de coûts imposées par ANA/Vinci et l’ETS européen. Des réductions sont aussi prévues en Bosnie et en Serbie, au profit d’un redéploiement vers des marchés jugés plus compétitifs comme la Croatie. Il faut quand même bien trouver des aéroports…
LG
