
Avec seulement un demi-million de passagers par an, la France reste loin derrière ses voisins européens en matière de croisière. Pourtant, « 84 % des Français qui partent en croisière y retournent dans les trois ans », souligne Patrick Pourbaix, directeur général France de MSC Croisières. Le potentiel est donc énorme, à condition de dépasser les clichés sur le profil du croisiériste : la moyenne d’âge des passagers est de 44 ans, et les familles sont désormais au cœur de la clientèle. Un développement qui soulève toutefois des enjeux environnementaux et sociaux. MSC dit privilégier le dialogue avec les villes escales pour éviter le surtourisme, comme à Dubrovnik, où un accord limite à deux le nombre de navires par jour. Côté climat, la compagnie vise zéro émission nette d’ici 2050 et revendique déjà une baisse de 38% de ses émissions de CO2 depuis 2008. « Il ne s’agit pas de compenser, mais de transformer nos pratiques », insiste Patrick Pourbaix. Comme il aime à le répéter depuis plusieurs années, se faisant le porte-parole de l’industrie : « Nous sommes des transitionnistes hyperactifs ».
LG