
La Commission européenne accuse Google de favoriser ses propres services de voyages, en violation du Digital Markets Act (DMA), en utilisant la technologie de Google Play pour empêcher les développeurs d’applications de guider librement les clients vers « les offres et les canaux de distribution de leur choix ». Dans ses conclusions préliminaires, la Commission reproche à la firme américaine de mettre en avant ses offres d’hôtels et de vols au détriment de celles de ses concurrents, via un affichage privilégié et des formats visuels améliorés dans ses résultats de recherche. Alphabet, maison mère de Google, a désormais l’opportunité de répondre à ces accusations, mais pourrait être sanctionnée en cas de non-conformité. Google conteste ces conclusions, affirmant qu’elles nuisent aux utilisateurs comme aux entreprises européennes, avec une baisse de trafic estimée à 30%. Les réactions sont contrastées : Trivago salue un « signal clair pour une concurrence loyale », tandis que le moteur de réservation hôtelier Mirai craint un impact négatif sur la distribution directe des hôtels. Un an après l’entrée en vigueur du DMA, la Commission étend son contrôle à Booking.com, autre géant qualifié de « gardien« , et poursuit son évaluation du secteur. Bruxelles veut remettre Google sur le droit chemin, afin d’éviter que l’algorithme du moteur de recherche ne se perde en route.
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